Historique

1998

En 1998, la communauté franco-ontarienne, appuyée par les francophones d’un océan à l’autre, prend son sort en main et fait tous les efforts pour informer et convaincre les gouvernements de la justesse de sa cause devant la crise de l’Hôpital Montfort.

Constatant que le pays se trouvait à la croisée des chemins en ce qui concernait l’une des valeurs fondamentales du Canada, à savoir le respect de la dualité linguistique, le gouvernement fédéral s’implique.  Travaillant main dans la main avec la communauté, Patrimoine canadien identifie alors un créneau pouvant à la fois renforcer la mission de centre d’enseignement médical de l’Hôpital Montfort et contribuer à l’amélioration de l’accès aux services de santé en français.  Un partenariat pour la formation en santé entre l’Hôpital Montfort et l’Université d’Ottawa a ainsi été mis sur pied avec l’appui financier de Patrimoine canadien.

1999 – 2003

Un projet initial et expérimental de quatre ans est mis en place (janvier 1999 à mars 2003), sous l’appellation de Centre national de formation en santé, coordonné alors par l’Université d’Ottawa et financé par Patrimoine canadien (10 millions $).

Au cours de 2002 et 2003, cinq institutions universitaires s’associent à l’Université d’Ottawa et participent à la planification et à l’élaboration de la phase II de ce projet initial pour la création d’un projet de formation et de recherche dans le domaine de la santé en français, soit : l’Université Sainte-Anne, l’Université de Moncton, l’Université Laurentienne, le Collège universitaire de Saint-Boniface, le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, suivi du Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick dans le cadre de l’Entente Québec/Nouveau-Brunswick.   Par la suite, le réseau collégial se joint au réseau universitaire, regroupant les institutions suivantes : le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick – Campus de Campbellton, La Cité collégiale et le Collège Boréal.   Un regroupement de 10 institutions d’enseignement postsecondaires prend forme et le Consortium national de formation en santé (CNFS) est créé.

2003 – 2008

Les bases du CNFS sont mises en place soit : un consortium au sein duquel toutes les parties ont les mêmes droits et privilèges et travaillent ensemble pour assurer un partage interinstitutionnel des ressources, des connaissances et des compétences, étant donné le nombre restreint de ressources humaines francophones et de programmes en français disponibles, et compte tenu des besoins de formation variant d’une région/province à une autre.

Le Projet de formation et de recherche du CNFS est donc soumis collectivement par les dix institutions d’enseignement et est approuvé et financé par Santé Canada (63 millions $) dans le cadre du Plan d’action pour les langues officielles, pour la période de 2003-2008.

2008 – 2013

Dans le sillon de la Feuille de route pour la dualité linguistique 2008-2013, les onze institutions membres (le Collège Acadie Î.-P.-É. s’étant joint au Consortium) et le Secrétariat national, avec l’appui du Bureau d’appui aux communautés de langue officielle (BACLO) de Santé Canada, élaborent le projet du CNFS pour la période de 2008-2013.

Le partenariat CNFS ─ Santé Canada débouche alors sur la création d’une enveloppe budgétaire importante (86,5 millions $).

2013 – 2018

Le 28 mars 2013, le gouvernement du Canada dévoilait la nouvelle Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018.  C’est avec plaisir que le CNFS et ses partenaires accueillaient le renouvellement de l’engagement du gouvernement fédéral envers l’accès aux services de santé en français dans les communautés francophones en situation minoritaire en continuant d’appuyer la formation postsecondaire en santé en français.  Le gouvernement fédéral a reconnu dans la nouvelle Feuille de route les résultats probants obtenus par le CNFS dans le domaine de la formation  postsecondaire en santé en français depuis sa création.  Le CNFS continue donc d’être financé par l’entremise de Santé Canada au cours de cette période.